Redonner le goût de se nourrir aux personnes sous chimiothérapie

Redonner le goût de se nourrir aux personnes sous chimiothérapie

Redonner le goût de se nourrir aux personnes sous chimiothérapie

Le 2 mai 2017

Les trois quarts* des patients qui suivent une chimiothérapie subissent des troubles du goût et de l’odorat. Dès les premières semaines de traitement, ils peuvent perdre l’envie de se nourrir : leur état nutritionnel et leur moral en sont affaiblis. C’est pourquoi le Groupe APICIL, le CNRS, Elior, l’Institut Paul Bocuse et l’université de Lyon 1 se sont engagés ensemble pour mener un programme de recherche original, dont l’ambition est de transformer la pause repas des patients en un moment de plaisir et de détente.

Engagés sur les problématiques de santé et de bien-être au travers de l’alimentation, ces acteurs ont débuté un programme scientifique commun. Une thèse sur trois ans permettra de comprendre l’impact du traitement sur les perceptions sensorielles, en relation avec les habitudes de consommation. L’objectif est de formuler des recommandations culinaires pour les patients, leur entourage et les professionnels de la restauration, afin qu’ils retrouvent le goût de se nourrir.

Restaurateur de référence, Elior est le témoin privilégié des pauses quotidiennes de deux millions de convives. « Notre responsabilité est de contribuer au rétablissement du patient en adaptant nos offres de restauration à leurs goûts et leurs pathologies. En nous associant avec le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse, notre volonté est de recréer du plaisir autour du repas », explique Pierre Knoché, directeur général du marché santé d’Elior France.

Le Groupe APICIL conduit un mécénat social important et diversifié (14 millions d'euros en 2016). C’est à ce titre qu’il collabore avec le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse afin d’appliquer au monde de la santé les travaux sur la nutrition au bénéfice du plus grand nombre.

Source d’innovations, l’Institut Paul Bocuse associe savoirs et savoir-faire des professionnels et chercheurs pour inspirer les tendances de l’hôtellerie-restauration et les adapter aux besoins du marché en pleine mutation. Son équipe hautement qualifiée développe une stratégie de recherche originale. Ici l’accent sera mis sur l’alimentation-santé et le goût-plaisir dans l’environnement du patient-mangeur.

Le Centre de recherche en neurosciences de Lyon et des Hospices civils de Lyon contribueront également avec le concours d’équipes scientifiques et médicales. Cette équipe pluridisciplinaire a pour objectif de faire progresser l’alimentation au service de la santé et la prise en charge des patients sous chimiothérapie.

La thèse sera menée par Kenza Drareni (Université Lyon 1), co-dirigée par Moustafa Bensafi, chercheur CNRS au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Université Jean Monnet/Inserm), et par Agnès Giboreau, directrice de la recherche à l’Institut Paul Bocuse (associée à l’Université Lyon 1).

*Bernhardson, B. M., Tishelman, C., & Rutqvist, L. E. (2008). Self-reported taste and smell changes during cancer chemotherapy. Supportive Care in Cancer, 16(3), 275-283.
Type :
Recherche

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